Le Journal Métro de Montréal partageait la semaine dernière un article intéressant qui traite des défis pour les nouveaux arrivants lors de leur première recherche d’emploi. Voici les 5 conseils de l’auteur Audrey Neveu,  pour un placement rapide sur le marché du travail québécois.

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La réalité du marché du travail est parfois brutale : les nouveaux arrivants et les gens issus d’un groupe ethnique minoritaire ont souvent du mal à se trouver un emploi. Voici quelques conseils pour surmonter les préjugés et dénicher l’emploi de rêve.

1. Consulter les organismes d’aide
«Beaucoup de personnes pas­sent par le processus d’immigration et d’accueil et ont une représentation erronée du marché du travail. Elles croient que les employeurs les attendent à l’aéroport, alors elles sont désillusionnées et frustrées», constate Hubert M. Makwanda, président du cabinet de consultation Concilium Capital humain et professeur à l’École nationale d’administration publique.

M. Makwanda conseille de se tourner vers les organismes d’aide à l’emploi pour les nouveaux arrivants, par exemple le Club de recherche d’emploi de Montréal Centre-Ville. Ces organismes les aident à développer une vision plus réaliste du marché du travail et leur donnent de véritables outils, au-delà des envois massifs de CV. Ils facilitent donc la prise de contact avec le marché du travail.

2. Réseauter
Le conseil le plus précieux d’Hubert Makwanda est très clair : il faut réseauter et éviter à tout prix de s’enfermer dans un «ghetto». «Tout est toujours une question de relations qu’on garde avec les gens. Même pour les Québécois de souche, ceux qui ne réseautent pas en arrachent. Pour un étranger, c’est encore pire !»

Les soirées de réseautage des associations professionnelles sont fréquentes et on peut facilement trouver d’autres soirées du genre dans les médias sociaux comme Facebook et Linked­In. Tout ce qu’il faut, c’est un sourire, une bonne poignée de main et quelques cartes professionnelles!

3. Faire du bénévolat
Une autre occasion de se faire connaître dans son domaine professionnel est de s’engager bénévolement, que ce soit pour organiser le prochain 5 à 7 d’une association ou pour amasser des fonds au profit de l’hôpital où on espère être embauché. Les contacts qu’on s’y fait sont souvent précieux puisqu’ils permettent d’échanger dans un cadre décontracté avec des personnes qu’on ne pourrait parfois pas approcher, tout en ayant l’air généreux et disponible.

4. Comprendre les caractéristiques personnelles recherchées
Les différences culturelles peuvent coûter un emploi à un excellent candidat sans qu’il le sache. «Il faut s’adapter aux mœurs d’ici et à ce que les employeurs recherchent, c’est-à-dire, bien souvent, des gens déterminés, sûrs d’eux et dynamiques, explique Hubert Makwanda. Au contraire, dans la plupart des pays en développement, il faut être passif et éviter l’affirmation de soi, qui est mal vue.»

Apprendre à décrypter les codes culturels est fondamental : un regard franc, une poignée de main ferme et un large sourire sont des gestes qui ont une importance énorme en Amérique du Nord. C’est le fameux langage non verbal, qui diffère d’une culture à l’autre.

5. Ne pas accepter n’importe quel emploi
Même si ce conseil peut être extrêmement difficile à mettre en application pour les personnes en situation de précarité financière, il faut éviter d’accepter un poste trop éloigné de ses compétences. Mieux vaut attendre qu’une offre vraiment intéressante se présente. Dans toute recherche d’emploi, la patience est de mise !

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